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Cette région montagneuse, située au nord de l'Albanie, se nommait au Moyen-Age, Zéta. Peuplée de slaves non-islamisés, l'identité nationale de cette Principauté, bientôt appelée Monténégro, se forge autour de sa continue résistance à l'envahisseur turc. Jusqu'au XVIème siècle, cette résistance est menée sous l'égide de ses Princes des dynasties Balchides (jusqu'en 1421), puis Tchernoyévitch. Le grand changement intervient en 1516, lorsque le Prince Georges V de Monténégro abdique pour aller vivre à Venise, où l'occupent ses affaires commerciale, et confie le pouvoir temporel à l'Evêque (Métropolite) de Monténégro. Pendant près de deux siècles, la Couronne se transmet ainsi d'Evêque en Evêque, jusqu'à ce qu'en 1696, le Prince-Evêque Daniel (Danilo) Petrovitch-Niégoch édicte une règle, selon laquelle le Prince pouvait choisir son successeur dans sa famille.
En 1851, le Prince-Evêque Danilo II sécularise la fonction et peut ainsi se marier. Son neveu et héritier, le Prince Nicolas Ier prend en 1900 le titre d'Altesse Royale, puis en 1910 celui de Roi de Monténégro. Son règne sera cependant bref, car à la fin de la Première Guerre Mondiale, les alliés accordent le Monténégro au Roi de Serbie (alors même que le Monténégro avait combattu à leurs côtés), faisant ainsi de ce Royaume l'une des composante de la nouvelle Yougoslavie.
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