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Duché de Parme
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Armes

Parme - Ville et République urbaine
D'or, à la croix d'azur.

Armes des Souverains
Parme resta au pouvoir de ses Evêques, jusuq'à ce qu'en 1106, l'Evêque Saint-Bernard n'accorde la liberté communale à la ville. A compter de cette date la ville fut dirigée par un Consul, puis par un Podestat, et en 1167 elle adhéra à la Ligue Lombarde.
Au début de la querelle entre le Pape et l'Empereur, Parme choisit la cause gibeline, mais sous l'influence des Rossi, elle passa en 1247 du côté guelfes, et malgré un fameux siège, l'Empereur Frédéric II ne put la reprendre.
La victoire guelfe marque le début à Parme de querelles entre les grandes factions, Sanvitale, Rossi et la plus marquante, les Corregio.
En 1344, Azzo de Corregio, Podestat de Parme depuis 1341, vendit la ville à Obizzo III d'Este, Seigneur de Modène, qui a son tour la renvendit en 1346 à Lucien Visconti, Seigneur de Milan.
En 1511, suite à la guerre entre Milan et le Pape, il fut décidé, au Congrès de Mantoue, en dehors de la restitution du Milanais aux Visconti, d'en détacher Parme et Plaisance qui seront conservés par le Saint-Siège.
En 1545, la Pape Paul III (Alexandre Farnèse) érigea un Duché de Parme et de Plaisance qu'il donna à son fils naturel Pierre Louis Farnèse, sur lequel ses descendants règnèrent jusqu'en 1731.

A partir de Pierre Louis de Farnèse (1503-1547)
Duc de Parme et de Plaisance, Duc de Castro
Gonfalonier de l'Eglise

D'or, à six fleurs de lys d'azur, en deux pals de part et d'autre du pal de Gonfalonier de l'Eglise.

A partir d'Alexandre de Farnèse (1545-1592)
Duc de Parme et de Plaisance
Gonfalonier de l'Eglise
Ecartelé : 1 et 4, de Farnèse; 2 et 3, parti d'Autriche et de Bourgogne ancien;
au pal de Gonfalonier de l'Eglise, brochante sur l'écartelé.

A partir de Ranuce Ier Farnèse (1569-1622)
Duc de Parme et de Plaisance
Gonfalonier de l'Eglise
Ecartelé : 1 et 4, de Farnèse; 2 et 3, parti d'Autriche et de Bourgogne ancien;
au pal de Gonfalonier de l'Eglise, brochante sur l'écartelé; sur-le-tout, de Portugal.
En 1731, le Duc Antoine François Farnèse meurt sans héritier mâle. Elisabeth Farnèse, nièce d'Antoine François et femme du Roi Philippe V d'Espagne, obint pour son fils Charles (Carlos) l'attribution du Duché de Parme et de Plaisance.

Charles Ier de Bourbon-Anjou (1716-1788)
Infant d'Espagne, Duc de Parme et de Plaisance, puis Roi de Naples, puis Roi d'Espagne (Charles III)

Coupé de deux : I, parti de trois : 1, d'Aragon; 2, de Sicile; 3, d'Autriche; 4, de Bourgogne moderne; II, parti de Farnèse et de Toscane; III, parti de Bourgogne ancien et de Brabant; enté en pointe parti de Flandre et de Tyrol;
sur-le-tout, écartelé de Castille et de Léon; enté en pointe du sur-le-tout de Grenade;
sur-le-tout-du-tout d'Anjou.
En 1735, suite à l'accession au trône de Naples du Duc Charles, pour conserver l'équilibre des Puissances, celui-ci est contraint de céder son Duché de Parme et de Plaisance à l'Autriche.

Charles II de Habsbourg (1685-1740)
Archiduc d'Autriche, Roi de Bohême, Roi de Hongrie, Empereur Germanique (Charles VI),
Duc de Parme et de Plaisance
Ecartelé : 1, de Castille; 2, de Hongrie ancien; 3, parti d'Aragon et de Sicile; 4, parti d'Autriche et de Bourgogne ancien; sur-le-tout, de Bohême.

Marie Thérèse de Habsbourg (1717-1780)
Archiduchesse d'Autriche, Reine de Bohême et de Hongrie
Duchesse de Parme et de Plaisance
Ecartelé : 1, de Hongrie ancien; 2, parti d'Autriche et de Bourgogne ancien; 3, de Moravie; 4, de Silésie; sur-le-tout, de Bohême.
En 1748, par la Paix d'Aix-la-Chapelle, après la Guerre de Successsion d'Autriche, il fut décidé de céder le Duché de Parme et de Plaisance avec le Duché de Guastalla, au second fils de Philippe V d'Espagne et d'Elisabeth Farnèse, l'Infant Philippe, pendant que le Duc François Etienne de Lorraine, époux de Marie Thérèse, recevait en échange de son Duché de Lorraine, le Grand-Duché de Toscane.

A partir de Philippe Ier de Bourbon-Anjou (1720-1765)
Infant d'Espagne, Duc de Parme et de Plaisance, Duc de Guastalla
Parti : 1, de Farnèse; 2, de Gonzague; sur-le-tout, écartelé de Castille et de Léon, enté en pointe de Grenade; sur-le-tout-du-tout; de Boubon-Parme.
En 1802, à la mort de Ferdinand Ier de Bourbon-Parme, Napoléon récupéra les Duchés et les intégra à son Royaume d'Italie. En 1808, le titre de Duc de Parme (sans souveraineté effective) fut accordé à Cambacérès (le titre de Duc de Plaisance allant à Lebrun et celui de Princesse de Guastalla à Pauline Bonaparte).

Jean Jacques Régis Cambacérès (1753-1824)
Duc de Parme
Archichancelier de l'Empire
De Cambacérès.
En 1814, Parme retrouva sa pleine souveraineté et fut donnée, avec le Duché de Guastalla à l'Archiduchesse Marie-Louise, épouse de Napoléon.

Marie Louise de Habsbourg-Lorraine (1781-1847)
Archiduchesse d'Autriche, Impératrice des Français,
puis Duchesse de Parme, de Plaisance et de Guastalla
Parti : 1, de Farnèse; 2, de Gonzague; sur-le-tout, tiercé en pal de Habsbourg, d'Autriche et de Lorraine.
En 1847, à la mort de Marie Louise, le Duché passa à Charles II de Bourbon-Parme, jusqu'alors Duc de Lucques.

A partir de Charles II de Bourbon-Parme (1803-1883)
Roi d'Etrurie, puis Duc de Lucques, puis Duc de Parme, de Plaisance et de Guastalla
Coupé de deux, parti de deux : 1, de Farnèse; 2, parti de Gonzague et de Rossi; 3, parti de Médicis et de Malaspina; 4, de Savoie ancien, chargé en coeur de Savoie moderne; 5, en forme de sur-le-tout, écartelé de Castille et de Léon, enté en pointe de Grenade, sur-le-tout-sur-tout de Bourbon-Parme; 6, de Corregio; 7, de Pallavicini; 8, de Paléologue; 9, de Landi.
En 1859, une insurrection populaire, soutenue par la Sardaigne, renversa le Duc Robert Ier, puis un plébiscite (1860) décida du rattachement du Duché au Royaume de Sardaigne.